Portant aussi l’appellation de tétrachloroéthylène, le perchloroéthylène est un solvant qui est couramment utilisé dans les pressings, à raison de 90% en France. Présent notamment dans les solvants pour peinture, il présente une panoplie d’effets néfastes tant pour la santé que pour l’environnement.
Impact neurologique
Egalement appelé perchlo, ce produit est susceptible de causer des troubles respiratoires et d’affaisser le système neurologique des personnes sujettes à une forte exposition. Ces effets néfastes ne sont pas nouveaux. De nombreuses études ont été menées notamment par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) qui le place dans la catégorie 2A des substances carcinogènes pour l’être humain.
Par ailleurs, ses classifications sont multiples. Sise dans la catégorie 3 des produits cancérigènes par l’Union européenne, le perchlo serait, selon des scientistes américains, à l’origine de l’accroissement des risques de surgissement de la maladie de Parkinson.
Situation dans l’hexagone
Qu’il soit absorbé par voies respiratoires ou cutanées, le perchlo est indubitablement un produit extrêmement toxique à l’homme. De plus, le Réseau Environnement Santé (RES) le décrète comme particulièrement dangereux pour les personnes travaillant dans les pressings à sec, pour celles vivant près des cours d’eau et le public en général. Selon l’entité, près de 15 000 individus en France y seraient exposés.
Proscrit aux Etats-Unis
La concentration du produit en France est limitée à 250 microgrammes par mètre cube pour une exposition dans la durée. Pour leur part, les pays tels que les Etats-Unis et le Danemark ont définitivement proscrit la mise en place des pressings ayant recours au perchloroéthylène.
